03.07.2008
LIBRES
INGRID BETANCOURT ET 14 AUTRES OTAGES ONT ETE LIBERES PAR L'ARMEE COLOMBIENNE : BRAVO !
François Bayrou a salué mercredi soir, après l'annonce de la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, "une incroyable aurore après une si longue nuit. En cet instant de libération, je pense aux enfants et aux proches d'Ingrid Betancourt. C'est pour eux, si cette nouvelle est confirmée, la fin d'un calvaire, une incroyable aurore après une si longue nuit. Cela va rendre des millions de personnes heureuses, en tout cas en France, tant Ingrid Betancourt avait pris le visage du martyr innocent, victime de forces sans pitié. Il faut en même temps remercier ceux qui ont pris la responsabilité et le risque de l'opération qui a libéré ces otages. Ce n'était pas une décision facile à prendre et la détermination du gouvernement colombien doit être saluée."
Que cette incroyable libération ne nous fasse pas oublier les centaines d'otages anonymes qui sont détenus dans le monde dans l'indifférence totale.
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25.06.2008
AUDIOVISUEL PUBLIC
CAP21 inquiet du démantèlement de l’audiovisuel public
Si nous partageons l’exigence formulée par le Président de la République sur la qualité des missions de service public, CAP21, parti écologiste présidé par Corinne Lepage tient à manifester ses plus vives inquiétudes sur l’avenir de l’audiovisuel public et les réels moyens qui vont lui être accordés.
En annonçant le 8 janvier dernier la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, le président provoqua une onde de choc dans le groupe France Télévisions, cette décision générant selon celui-ci un manque à gagner de 810 millions d’euros de recettes publicitaires auxquels s’ajoute le coût de remplacement des programmes estimé à 400 millions d’euros soit 1,2 milliards d’euros représentant 40 % du budget de France Televisions.
Le rapport Copé ramène aujourd’hui cette compensation à 650 millions d’euros en 2009 (950 millions en 2012), un chiffre très en deçà des besoins du service public, financés à la fois par un rattrapage de la redevance et son indexation sur l’inflation, la perception d’une taxe sur les opérateurs et fournisseurs d’accès internet et l’affectation des redevances perçues sur les radiofréquences électriques.
Dans ce contexte, les risques de démantèlement de l’audiovisuel public sont réels alors que les verrous se lèvent les uns après les autres pour développer le secteur privé (TF1, M6,…) en leur offrant une double coupure de publicité et la suppression des seuils anti-concentration : une aubaine pour les actionnaires des groupes concernés mais une réelle menace pour le pluralisme de l’information en France.
On peut aussi s’interroger sur l’avenir de France 3 en tant que chaîne généraliste nationale puisqu’on évoque la fusion de la rédaction avec celle de France 2 et la création de chaînes régionales avec réduction du nombre d’entités de 13 à 7. Quels moyens, quel avenir pour ses salariés ?
Il faut aussi évoquer la question de l’avenir de Radio France concernée par cette réforme. CAP21 s’oppose particulièrement à l’idée d’instaurer un nouveau prélèvement qui s’appliquerait aux possesseurs de radios (25 euros).
Se dirige-t-on vers une nouvelle ère, celle du « Sarkoberlusconisme » selon l’expression empruntée à Pierre Musso pour définir la stratégie actuelle de l’Elysée ?
L’absence réelle de concertation avec les professionnels de l’audiovisuel public amène aujourd’hui beaucoup plus de questions que de réponses et nourrit des inquiétudes fondées de la part des personnels mais aussi de tout ceux qui sont attachés aujourd’hui à l’indépendance et au pluralisme de l’information en France.
Par Eric Delhaye
Porte-parole de CAP 21
Parti fondateur du Mouvement Démocrate
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24.06.2008
ERASMUS MUNDUS
Erasmus Mundus: ouvrir l'Europe aux savoirs du monde et le monde aux savoirs de l'Europe
Une Europe ouverte sur le monde et fière d'accueillir des étudiants étrangers sur son sol afin de leur faire partager notre diversité culturelle et notre richesse éducative: tel est le principal message du rapport de Marielle de Sarnez sur le programme Erasmus Mundus, adopté aujourd'hui en commission de la Culture à l'unanimité (moins une voix) du Parlement européen.
"L'enseignement supérieur européen doit être compétitif pour attirer de nombreux étudiants et universitaires étrangers qui auparavant partaient poursuivre leurs études aux Etats Unis" , a commenté Marielle de Sarnez à l'issue du vote. "La qualité de l'enseignement supérieur, sa capacité à diffuser ses savoirs et ses connaissances permettra à l'Europe de devenir incontournable grâce aux pôles d'excellence qui seront développés par le biais de ce programme", a-t-elle poursuivi.
Erasmus Mundus II, doté de 936,5 millions d'euros sur la période 2009-2013, continue de proposer des formations communes labellisée "Erasmus Mundus" à plusieurs universités d'au moins 3 pays européens différents avec également des possibilités de partenariat avec des établissements de pays tiers. 4 424 bourses ont été attribuées à des étudiants des pays tiers, et 323 universités (dont 265 européennes) y ont participé. Ce nouveau programme est proposé pour répondre à cette demande croissante de mobilité. L'objectif est d'accroître encore la mobilité estudiantine, dans les deux sens, entre les pays tiers et l'Union européenne. Cela passe par des améliorations d'ordre académique, avec notamment la création de doctorats communs aux universités partenaires, mais aussi par un accompagnement financier accru grâce à une revalorisation des bourses et à un système de droit d'inscription adapté. Les conditions d'accueil, dans ce contexte, sont naturellement déterminantes afin que les étudiants étrangers puissent se rendre l'esprit tranquille en Europe et bénéficier de la libre circulation. "La facilitation des visas pour étudiant doit être une préoccupation constante et mon rapport pose même la question de visas spécifiques, adaptés à la complexité de certains cursus universitaires qui réclament une très forte mobilité", a souligné Marielle de Sarnez.
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