28.04.2008
REFORME DES INSTITUTIONS
Pour CAP21, parti écologiste fondateur du Mouvement Démocrate et présidé par l’ancienne ministre Corinne LEPAGE, le projet de réforme des institutions présenté par le Gouvernement à la suite des travaux de la commission Balladur est insuffisant au regard des enjeux auxquels la société française doit faire face en particulier en terme de modernisation de la vie démocratique.
Quatre raisons principales conduisent à ce constat :
- la règle du scrutin majoritaire continue de fonder la loi électorale et de favoriser ainsi le bipartisme plutôt que de rechercher un équilibre dans la représentation, plus fidèle à la diversité des sensibilités politiques de nos concitoyens
- l’absence de droits nouveaux pour les citoyens comme on peut le trouver dans des démocraties avancées : référendum d’initiative populaire, refonte du Conseil Economique et Social
- l’absence d’une vraie modification du contrôle de l’exécutif
- l’absence d’un pouvoir judiciaire réellement indépendant notamment au regard des propositions relatives la nomination des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature
Pour Corinne LEPAGE, « nos institutions ont vieilli et sont aujourd’hui inadaptées au 21ème siècle. La Vème République a été bâtie sur mesure pour le Général de Gaulle et a été corrompue par ceux-là mêmes qui devaient la servir. Elle porte les marques d’une histoire qui nous semble bien ancienne, l’époque de la reconstruction nationale, un temps sans mondialisation et avec un pouvoir médiatique et une puissance financière tout juste émergents ».
Pour Eric DELHAYE, porte-parole de CAP21, « il faut tenir compte de l’aspiration des Français à une République exemplaire, à un Etat modeste, à une démocratie irréprochable et davantage à leur écoute. La réforme proposée ne donne pas de signal politique fort dans cette direction ».
Ainsi Corinne LEPAGE, sur la base de ses réflexions autour d’une « Constitution pour une nouvelle République » parue pour les Présidentielles de 2007 et CAP21 proposent d’amender le texte lors du travail parlementaire sur les points suivants :
- instaurer un nouveau système de nomination aux postes-clés de l’Etat qui fait intervenir l’élection aux 3/5 des voix de l’Assemblée Nationale. Ce système doit prévaloir en particulier pour la nomination des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature
- renforcer le non cumul des mandats, limitant en particulier les mandats des parlementaires dans le temps (maximum de 2 mandats)
- donner au Parlement un véritable pouvoir de contrôle grâce à des commissions d’enquête et des moyens de contrôle financier et budgétaire
- créer un Conseil de la Société Civile en lieu et place du Conseil Economique et Social chargé d’assurer la participation de la société aux grands débats, mais également doté de nombreux pouvoirs de propositions
- reconnaître de nouveaux droits pour les citoyens comme le référendum d’initiative populaire
- renforcer la laïcité et le pluralisme politique
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Bayrou et le "cap de Bonne-Espérance
François Bayrou plie mais ne rompt pas. Eprouvé par les derniers rendez-vous électoraux où son parti, le MoDem, a eu du mal à confirmer le score de la présidentielle, le Béarnais avait retrouvé le sourire samedi à la Maison de la chimie où étaient rassemblées ses troupes. L'occasion de réaffirmer une fois de plus son opposition à Nicolas Sarkozy.
"Vous vous rendez compte, un samedi de vacances ensoleillé, arriver à faire venir tous ces gens, à leurs frais, de toute la France, c'est formidable!" Samedi, en sortant de la maison de la Chimie, à Paris, où il avait réuni des élus et ex-candidats de son parti aux municipales, François Bayrou avait le sourire. Comme s'il se disait que toutes les embûches et déconvenues rencontrées depuis le premier tour de l'élection présidentielle -qui l'avait gratifié de 7 millions de voix-, jusqu'à sa défaite aux municipales à Pau, en passant par un retour piteux à l'Assemblée -trois députés estampillés MoDem- n'étaient peut-être pas vaines.
De l'orchestre au balcon, c'était plein à craquer. Des centaines de militants et d'élus s'étaient déplacés pour tenter de trouver un second souffle à l'aventure du MoDem. "On vient de passer le cap Horn. S'ouvre devant nous une mer beaucoup plus calme, et l'on voit pointer le cap de Bonne-Espérance", a voulu croire Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur-maire d'Arras, vice président du MoDem. "Pour la mer calme, on verra! l'a coupé Bayrou. En tout cas, je suis sûr que le cap de Bonne-Espérance est là!" D'autant que les prochaines élections européennes et régionales sont des scrutins plus favorables au parti de François Bayrou, "si l'on ne change pas le mode de scrutin, a-t-il redouté, car on nous annonce des manoeuvres supplémentaires pour rendre notre tâche politique encore plus difficile", François Fillon ayant suggéré qu'il pourrait modifier le mode de scrutin régional.
Mais rien ne pouvait ternir, hier, l'enthousiasme d'une assistance heureuse d'applaudir les nouveaux élus du MoDem, que leur président s'est plu à faire monter à la tribune, chacun racontant à la manière d'un David contre Goliath son élection, ou s'étonnant d'être invité à prendre la parole alors qu'il avait été battu. "Si on ne donnait la parole qu'aux élus, le président serait mal placé", s'est amusé François Bayrou... Se posant en seuls défenseurs du pluralisme, les membres du MoDem ont, tout au long de la matinée, confirmé qu'ils n'étaient ni de gauche, ni de droite, ni même au centre, mais que leur stratégie à géométrie variable, souvent mal comprise, avait résidé, comme l'a souligné Kevin, un jeune candidat de 24 ans à Saint-Nazaire, dans le fait de "choisir de bons projets pour la commune et non pas des étiquettes". Et, quant à ceux qui quittent le navire, Jean Lassalle, le député des Pyrénées-Atlantiques, s'est chargé de leur régler leurs comptes de sa voix de stentor: "Que ceux qui veulent s'en aller aient la gentillesse d'organiser un convoi groupé et qu'ils s'en aillent, ils seront heureux quelques mois avant d'être 'dousteblazynés'!" référence à Philippe Douste-Blazy, l'un des premiers partis à l'UMP.
Mais c'est sur la politique du président de la République que se sont concentrées les attaques de François Bayrou. Jugeant que les réformes, si elles sont indispensables, "ne peuvent se payer au prix de l'injustice", il s'est exclamé: "Je ne comprends pas cette obsession du gouvernement et de sa majorité de faire payer la solidarité par ceux qui ont moins et de ne pas mettre à contribution ceux qui ont plus!" Exemples à l'appui avec les franchises médicales payées par les seuls malades plutôt que par les bien-portants pour la maladie d'Alzheimer, le RSA financé par un redéploiement partiel de la prime pour l'emploi, ou la diminution "brutale" des allocations familiales pour les enfants entre 11 et 14 ans. De quoi, selon lui, se tourner vers le MoDem: "Entre un projet de société fondé sur l'assistance, sur notre gauche, et un projet fondé trop souvent sur l'arrogance, sur notre droite, il y a un immense espace pour le projet de société que nous défendons", a-t-il affirmé avant de conclure: "Nicolas Sarkozy a dit: 'Je crois au capitalisme et à la mondialisation', moi, je crois à l'humanisme et à la justice."
09:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2008
ALORS .... ELLE EXISTE CETTE NOTE ?
APRES LES DEMENTIS TOUS AZIMUTS, UN SEUL MOT : CONSTERNANT !
Note sur Bayrou: l'Elysée cherche les fuites
Ludovic Vigogne - L’EXPRESS
L'Elysée cherche à identifier les origines de la fuite qui a abouti, le 11 avril, à la parution d'une note stratégique contre François Bayrou dans le quotidien Le Monde.
L’Elysée s'est ému de la publication, dans Le Monde du 11 avril, d'une note, rédigée par un conseiller de Nicolas Sarkozy à son intention, détaillant la stratégie présidentielle vis-à-vis de François Bayrou, et cherche l'origine de la fuite. Si ce document contenait peu de secrets, l'entourage du chef de l'Etat, Claude Guéant en tête, s'inquiète, en revanche, de la possibilité de voir des informations plus sensibles divulguées, de la même manière, dans les médias.
Une expertise de la Direction de la surveillance du territoire (DST) pourrait être sollicitée. Le 14 avril, lors d'une conférence de presse très solennelle, François Bayrou a exploité cette "fuite" et dénoncé une "manœuvre". "Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes au MoDem étaient dirigés et agités de l'extérieur - pour parler clairement, de l'Elysée", a-t-il accusé.
19:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.04.2008
A LIRE
Excellent article "Les centristes continuent de convaincre" :
http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2008/04/18...
14:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2008
Ce n'est pas de la victimisation, mais simplement un constat ...
Force est de constater que pratiquement tous les médias préfèrent monter en épingle les désertions du MoDem, orchestrées par l'Elysée. Aujourd’hui, il faut vraiment prêter l’oreille (et encore !) pour entendre parler, sur les chaînes TV, de la réunion du bureau directeur de l’UDF qui s’est tenue hier au soir avec F. BAYROU et au cours de laquelle une majorité des membres a apportée son soutien au président du Modem.
Quant à la presse écrite, pas grand-chose non plus. Il faut se donner la peine de rechercher des informations sur Internet. Cela ne manque pas d’étonner. Le monde médiatique (et politique) ne serait–il friand que des départs « fracassants » du MoDem, des déclarations « virulentes » des « ex-amis du béarnais », ces derniers étant invités pratiquement dans l’heure à s’épancher sur tous les plateaux télé ou dans la presse ?
Une petite question: pourquoi parle-t-on toujours du béarnais ? Pourquoi les autres députés ne bénéficient-ils pas de cette distinction ? Par exemple : JM. AYRAULT le nantais, A. JUPPE le bordelais, etc …
François BAYROU mis en minorité, on peut imaginer les titres : le président du MoDem lâché, détruit, humilié, … je fais confiance les qualificatifs n’auraient pas manqué.
Mais aujourd’hui une grande nouvelle : David MARTINON a été nommé consul à Los Angeles !! Bel exil !
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EXCELLENT ARTICLE DE PIERRE-LUC SEGUILLON (LCI.fr)
09:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.04.2008
SILENCE DANS LES RANGS ....
Afin qu’il ne se produise plus de « couacs » (qui soit dit en passant nous ont été présentés jusqu’à ce jour par l’UMP comme des débats nécessaires et sains dans la majorité) voici qu’un nouveau poste est créé : délégué interministériel à la communication (décret paru au Journal Officiel).
Force est de constater que la « rigueur » ne concerne pas l’état ! Avec tous ces ministres, secrétaires d’état, conseillers, conseillers de conseillers, porte-paroles divers et variés, responsables de groupes, responsables de l’UMP, etc … on ne sait plus où donner de la tête.
Th. SAUSSEZ (pro-NS), qui faisait pendant la campagne présidentielle le tour des plateaux télé avec J. SEGUELA (qui lui défendait mollement S. ROYAL, mais on a compris pourquoi lors de l’entre-deux tours), devra donner son aval avant toute déclaration ministérielle. Après les punitions (NKM), la surveillance …
Quand on pense qu’il est reproché à François BAYROU de diriger son parti d’une manière autocratique, on croit vraiment rêver !!
18:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
OGM - SUITE
Dans une interview accordée ce mercredi à Public Sénat, le sénateur Jean Bizet a souhaité que Nathalie Kosciusko-Morizet ne soit pas présente au Sénat, pour préserver la sérénité des débats autour de la loi sur les OGM. Hostile à l'amendement Chassaigne, le rapporteur de la loi a fustigé le "terrorisme intellectuel" des anti-OGM.
Dans une interview accordée à Public Sénat mercredi 16 avril, le sénateur de la Manche Jean Bizet, rapporteur de la loi sur les OGM, a considéré que la présence au Sénat de la secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet n'était pas souhaitable "si l’on veut qu’il y ait de la sérénité". La semaine passée, le Premier ministre François Fillon avait déjà intimé l'ordre à "NKM" de ne pas venir à l'Assemblée nationale après ses propos contre Jean-François Copé et Jean-Louis Borloo.
Alors que le projet de loi sur les OGM revient ce mercredi en seconde lecture au Sénat, Jean Bizet a, en revanche, regretté que la ministre de la Recherche Valérie Pécresse n'ait pas été plus présente pendant les débats à l’Assemblée nationale. "Je sais qu’elle le souhaitait mais ça n’a pas été possible sans doute… Peut-être… Lorsque nous avions fait une première lecture de cette transposition de directive il y a deux ans, c’était sous l’autorité du ministre de la Recherche de l’époque, François Goulard, et c’était plus clair ", a estimé le sénateur.
Jean Bizet a également considéré qu'il fallait prendre de la hauteur dans ce débat et échapper au " terrorisme intellectuel sur les OGM". L'élu de la Manche a jugé indispensable, dans le contexte international actuel, de continuer la recherche sur les OGM et considère la question des OGM comme stratégique dans le commerce international.
"Déchaînement d'intimidation" des anti-OGM
Dans une interview accordée au Figaro le 10 avril, Jean Bizet appelait "le gouvernement à prendre ses responsabilités" sur l'amendement Chassaigne qui doit selon lui être supprimé de la loi sur les OGM. Jean Bizet peut être considéré comme l'un des tenants de la ligne dure pro-OGM. Furieux du coup de gueule de son collègue UMP de la Manche Jean-François Le Grand, accusant les lobbies de semenciers de faire pression sur les parlementaires, il lui avait réglé son compte au moyen d'un amendement, assorti de ce commentaire assassin sur Public Sénat: "Il a été exécuté à 2h38 du matin... mais il bouge encore!"
Dans le Figaro, Jean Bizet affirmait avoir lui-même été l'objet d’un déchaînement d'intimidation et de terrorisme intellectuel" de la part d'ONG anti-OGM. Il a également émis la crainte que le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo ne soit lui même l'otage de ces ONG. Il a cependant réitéré son soutien au gouvernement et au ministre de l'Ecologie. Spécialiste des questions agricoles au Sénat, Jean Bizet est également l'un des membres fondateurs du Mouvement pour une organisation mondiale de l'agriculture (Moma), présidé par Pierre Pagesse, qui est également le président de Limagrain, l'un des plus gros semenciers français. L'objectif du Moma est de "fédérer tous les acteurs autour des grands défis de l'agriculture mondiale".
EST-CE LA GUERRE DES OGM DANS LA MANCHE ?
18:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2008
DEFICIT PUBLIC
EN REACTION AUX DECLARATIONS GOUVERNEMENTALES SUR LE DEFICIT PUBLIC : "NE PAS SE DEFAUSSER DE SES RESPONSABILITES" (article paru sur le site www.grandesvilles.org)
Les Maires de Grandes villes s’étonnent des déclarations d’Eric Woerth, Ministre du Budget, qui cite la hausse du besoin de financement des collectivités locales comme première cause de l’accroissement du déficit de 2,4 % à 2,7 % du PIB pour 2007.
Au regard des chiffres fournis par l’INSEE, les élus des grandes villes affirment que ces déclarations pour le moins lapidaires sont inexactes : les collectivités locales ont accru leur besoin de financement de 4 milliards d’euros entre 2006 et 2007 alors que l’Etat et les Organismes Divers d’Administration Centrale présentent une dégradation de 4,9 milliards d’euros.
Par ailleurs, si les collectivités locales ont eu recours à l’endettement c’est pour financer des dépenses d’investissement qui accroissent le patrimoine de la collectivité. Contrairement à l’Etat qui s’endette pour financer des dépenses courantes. En effet, le besoin de financement de l’Etat s’élève à 39,2 milliards d’euros pour 13 milliards de dépenses d’équipement, alors que l’endettement des collectivités locales est de 7,2 milliards d’euros pour 40 milliards d’investissement.
Les Maires de grandes villes regrettent ces déclarations qui consistent à se défausser de ses responsabilités et opposer l’Etat aux collectivités locales à l’heure où la concertation est plus que jamais nécessaire. « Les collectivités locales ont tout à fait conscience de l’impératif de redresser les finances publiques, alors évitons d’agiter le chiffon rouge ! Nous souhaitons travailler avec l’Etat dans un climat serein et dans un souci, me semble t-il, partagé, d’amélioration de la performance publique » précise Michel DESTOT, Président de l’Association des Maires de Grandes Villes de France, Député-Maire de Grenoble.
14:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.04.2008
ET NON CE N'EST PAS UNE BLAGUE !
QUI A DIT :
«Ma pensée va à tous les Français qui n'ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d'opinions, il n'y a pour moi qu'une seule France.
Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d'entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n'est pas la victoire d'une France contre une autre. Il n'y a pour moi ce soir qu'une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l'idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.»
N. SARKOZY le 6 mai au soir. Comme il a été dit : "les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent" !
10:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


