29.12.2008
Les Jeunes au sein du MODEM
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26.12.2008
Quelques mots sur l'Europe
L’Union Européenne est la seule voie qui permette à ses peuples de se faire entendre sur l’échiquier mondial et d’y jouer un rôle.
Les citoyens attendent de l’Europe qu’elle les protège des crises économiques, qu’elle assure leur unité et qu’elle donne un sens à long terme à leur quête d’avenir.
La satisfaction de ces attentes suppose :
· Que l’Union Européenne ait sa propre stratégie d’organisation économique et sociale des Européens (l’Europe n’est pas les Etats-Unis)
· Qu’il y ait une organisation intégrée des forces de sécurité plutôt que des forces séparées, même si elles sont coordonnées, ceci au regard des risques venant de l’extérieur. La sécurité des Européens sera ainsi mieux assurée et moins coûteuse
· Qu’elle se positionne clairement sur l’échiquier géopolitique avec ses valeurs mais dans le cadre d’un multilatéralisme ouvert à la compréhension des autres cultures, tout en étant ferme sur ses propres convictions
· Qu’elle soit capable de parler d’une seule voix sur tous les sujets essentiels (économie, sécurité, diplomatie, environnement)
· Qu’elle explique sa stratégie à long terme afin que ses actions soient comprises et en adéquation avec l’attente des citoyens.
Pour cela, nous avons besoin d’une Europe fédérale, démocratique et sociale qui consacre ses efforts aux problèmes essentiels des Européens, et ne se mêle en rien des autres questions. (« le fromage au lait cru » n’est pas de son ressort !).
Enfin, cela suppose que cesse le petit jeu des hommes politiques nationaux rendant l’Europe responsable de tout ce qui va mal et s’attribuent le mérite de ce qui va bien pour assurer leur promotion personnelle.
ROGER TIXIER
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22.12.2008
PNB VERT
Article de Corinne LEPAGE : MESURER AUTREMENT LA RICHESSE.
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20.12.2008
D'où nous vient la crise financière et économique qui nous tombe dessus ?
Nous vivons et allons sans doute vivre la plus grave crise économique depuis la grande récession des années 1930.
Il est tentant de désigner des boucs émissaires à la vindicte publique : banquiers ayant perdu des milliards, traders aux rémunérations faramineuses, patrons de grandes entreprises aux salaires exorbitants, parachutes dorés, etc …
Tous ont leur part de responsabilités et méritent une "correction", mais ils ne sont que les instruments visibles, pris au piège d’une croyance économique qui s’écroule.
L’épicentre des responsabilités se situe en effet aux Etats-Unis lorsque, dans les années 1970, les conservateurs (néo-libéraux) et des économistes, dont la figure de proue fut Milton FRIEDMAN, bâtissent une théorie économique qui prône :
· Un marché totalement libre et globalisé au plan mondial, apte à créer sans fin de nouvelles richesses, chaque région du monde exploitant ses atouts pour fournir aux autres ce qu’elle sait le mieux faire, au prix le plus bas,
· Un marché libre qui régulera de lui-même les échanges commerciaux beaucoup mieux que toute réglementation ou régulation humaine (la main invisible du marché)
· Chaque citoyen est responsable individuellement de son avenir et la collectivité n’a pas à s’en charger, ou le moins possible
· En corollaire : moins il y a d’Etat, moins on prélève d’impôts et mieux l’économie se porte
· La somme des égoïsmes individuels poussant chacun à la réussie personnelle entraînera la réussite collective.
En réalité, pour les conservateurs, il s’agissait de casser des organisations syndicales puissantes et de faire éclater le système économique et social issu du new-deal mis en place par Franklin ROOSEVELT après la grande dépression.
En effet, cette politique, notamment par une fiscalité dure aux riches et des organisations syndicales puissantes, avait abouti à une échelle des revenus resserrée qui a permis l’émergence d’une large classe moyenne disposant d’un niveau de vie très élevé.
Quoi de plus efficace que de mettre les salaires «bien payés» des pays développés en concurrence avec les salaires «sous-payés» des pays sous-développés pour casser la progression du pouvoir d’achat des premiers ?
Cette théorie économique fut mise en pratique au plan politique par les deux figures de proue du néo-libéralisme que furent Ronald REAGAN aux Etats-Unis et Margaret THATCHER en Angleterre, bien accompagnés par le Directeur de la Banque Centrale américaine, Alan GREENSPAN et le dernier Président des Etats-Unis.
Elle fut diffusée à travers le monde entier par maints instituts de recherche économique comme une vérité d’évidence dont les premières réussites séduisirent économistes et dirigeants politiques pour devenir la pensée unique d’un capitalisme triomphant.
Hélas, sans boussole, ni contrôle sérieux, sans autre objectif que de faire de l’argent avec de l’argent le plus possible et le plus vite possible, le système s’écroule.
L’objectif de ces promoteurs est toutefois atteint. En effet, entre 1976 et 2006, l’augmentation de la valeur nette produite par salaire, en dollars, corrigée de l’inflation, a augmenté de 47,9% aux Etats-Unis mais la plus grande partie de ce gain est allé aux 10% les plus aisés. Les 90% les moins aisés ont vu leur niveau de vie assez peu augmenter, et les 10% les plus pauvres l’ont vu baisser.
En réalité, les vrais responsables du cataclysme actuel sont bien ceux qui ont théorisé, mis en pratique et diffusé à travers le monde le concept d’une économie mondialisée et dérégulée, sans contrôles ni stabilisateurs.
Si la situation n’était pas aussi grave, on pourrait rire de voir les mêmes (ou leurs successeurs) appeler les Etats à l’aide en les endettant de sommes colossales pour nationaliser de fait des pans entiers de l’économie.
Il va nous falloir reconstruire une économie de marché destinée à améliorer le sort à long terme du plus grand nombre … en somme un nouveau new-deal !
ROGER TIXIER
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19.12.2008
Travail du Dimanche ....
Travail dominical. La désertion de nombreux députés de droite a empêché l’examen du texte.
ARTICLE d’ALAIN AUFFRAY et ANTOINE GUIRAL (libération.fr)
Rien ne va plus entre Nicolas Sarkozy et les députés de sa majorité. Toujours plus frondeurs, toujours plus turbulents, ils lui ont infligé hier un camouflet en refusant de siéger à l’Assemblée pour conclure «avant Noël», comme il l’avait exigé, la discussion de la proposition de loi sur le travail dominical.
Le texte sera au mieux débattu à la mi-janvier… Si le calendrier parlementaire déjà surchargé le permet. C’est le Premier ministre, François Fillon, qui a lui même annoncé hier matin sur Europe 1 l’interruption des débats, sans prévenir le chef de l’Etat. Furieux, ce dernier a contesté cette décision. Il a tenté d’imposer une reprise des débats hier après-midi. En vain. Les députés UMP avaient déjà rejoint leur circonscription. Pas question pour eux de rentrer à Paris pour voter un texte que Nicolas Sarkozy juge pourtant prioritaire et symbolique.
Commencée mercredi soir, la discussion a été brutalement interrompue après deux heures d’invectives. Arguant que «les conditions du débat étaient impossibles», le chef du groupe UMP, Jean-François Copé, a demandé et obtenu une suspension de séance. De fait, les députés de l’opposition étaient particulièrement virulents. Et pour Jean-François Copé, le «déchaînement» du communiste Maxime Gremetz a été un prétexte bienvenu. Car dans l’hémicycle, les élus de gauche étaient, mercredi peu avant minuit, aussi nombreux que ceux de droite. Lors des votes des motions de procédure défendues par la gauche, il n’était pas impossible que la majorité soit mise en minorité, ce qui aurait entraîné l’abandon de l’une des réformes les plus chères à Nicolas Sarkozy.
«Injures». Le gouvernement a déjà eu à subir un tel affront avec le projet de loi sur les OGM. Politiquement désastreux, l’épisode a marqué une première rupture entre l’exécutif et la majorité. «Plus jamais ça», avait alors tempêté Jean-François Copé. Dans la nuit de mercredi à jeudi, il n’a eu aucun mal à convaincre François Fillon qu’un report pur et simple de la discussion était le seul moyen d’éviter une nouvelle catastrophe.
Vieux routier du Parlement où il est siège depuis 1981, le Premier ministre a annoncé sur Europe 1 qu’il valait mieux «interrompre les débats» pour «calmer les esprits». Sitôt après avoir quitté la radio, François Fillon s’est rendu à l’Elysée pour une réunion des dirigeants de la majorité. Avant même d’entendre ses explications, le chef de l’Etat a d’emblée exigé qu’on batte le rappel des députés. «Il faut qu’ils travaillent», s’est-il énervé, alors qu’on lui faisait observer que la plupart des élus étaient déjà en route vers leur circonscription. Egalement présent à cette réunion, Jean-François Copé a défendu une décision dont il «assume la responsabilité». «Prendre un tel risque pour une malheureuse motion de procédure, j’estime que ce n’est pas raisonnable», a-t-il plaidé. En sortant de cette réunion, Jean-François Copé et François Fillon ont, chacun de leur côté, fait le compte des élus de la majorité mobilisable dans l’après-midi, dans l’hypothèse où la discussion générale de la proposition de loi était maintenue à l’ordre du jour. «On ne pouvait en mobiliser au plus qu’une cinquantaine», confie Jean-François Copé.
Hier, vers midi, l’Elysée a fini par se rendre à l’évidence. En déplacement dans les Vosges, Nicolas Sarkozy a désigné le coupable. S’il n’a pas eu sa chère réforme, c’est à cause de la gauche : «Les injures, le blocage systématique, empêcher des réformes pour le seul plaisir d’empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d’inquiéter des jeunes, ce n’est pas la démocratie, ça, c’est la pagaille.» Une manière pour lui de ne pas perdre la face vis-à-vis de ses troupes, mais aussi de tenter de resserrer les liens avec elles.
Le député socialiste Christian Eckert, auteur de la motion d’irrecevabilité, s’est fait un plaisir de souligner, dans un communiqué publié hier, que les «divisions de la droite» étaient à l’origine de la suspension des débats : «Le vote de la motion d’irrecevabilité du texte était probable. […] On savait qu’à droite, des votes rejoindraient la gauche, et des abstentions étaient annoncées.»
De fait, le «compromis» laborieusement négocié lundi soir par Nicolas Sarkozy en personne avec les députés hostiles au travail dominical ne fait toujours pas l’unanimité à droite. Notamment en raison de la possibilité donnée au préfet d’autoriser, sans l’avis obligatoire du maire, l’ouverture dominicale dans les «zones touristiques».
«Overdose». A l’UMP, une grosse minorité reste sceptique sur une réforme dont il conteste la nécessité. En cette fin de session, une semaine avant Noël, ils avaient tous mieux à faire dans leur circonscription. «C’est l’overdose. Les élus de la majorité sont vidés, physiquement et moralement», constate un conseiller ministériel. A peine remis de l’éprouvant marathon de la réforme de l’audiovisuel public, Jean-François Copé n’est pas loin de leur donner raison : «La dernière séance avant la trêve des confiseurs, c’est bien pour expédier les affaires courantes, pas forcément pour entamer la discussion d’un texte lourd.»
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17.12.2008
PROTECTION DES MAJEURS ...
ARTICLE PARU SUR AGORAVOX :
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16.12.2008
La crise lycéenne vue par Corinne LEPAGE
Et si la crise de la jeunesse était en réalité celles des générations antérieures ? par Corinne LEPAGE
«Non seulement nos choix actuels défavorisent pour le présent les jeunes et leur apparaissent à juste titre, inéquitables et injustes, mais encore ils sont directement contraires à leurs intérêts en tant que génération montante. En quelque sorte, ils perdent aujourd’hui et demain. Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils se révoltent».
Les événements de Grèce ont alimenté la presse et le monde politique jusqu’au Président de la République lui-même, sur le point de savoir s’il y avait un risque de contagion et sur les moyens de l’éviter. La question est d ‘autant plus justifiée que des points communs existent avec la France qu’il s’agisse des difficultés des jeunes d’accéder à l’emploi et d’être rémunérés décemment, des réformes libérales imposées au forceps par le gouvernement Caramanlis, une répression forte en 2006 contre les jeunes s’opposant aux privatisations, des «affaires» qui minent la confiance : «la corruption, les scandales, la pauvreté, les crimes de bourse, les dessous de table de Siemens» résume le quotidien gratuit free post.
Mais, si au lieu de considérer que le problème était dans la génération montante pour admettre qu’il est dans la nôtre, peut-être aurions nous une chance d’améliorer le sort de l’une et de l’autre.
Pour réfléchir, posons-nous la question de savoir quel serait le comportement de la jeune génération aux manettes vers 2025 si elle se comportait vis-à-vis de notre génération comme nous nous comportons vis-à-vis d’elle même. Que se passerait-il si pour payer l’adaptation au changement climatique que nos choix déraisonnables ont entraîné, ils divisaient nos retraites par deux ? Que se passerait-il si, au motif des économies nécessaires dans le budget de l’Etat, ils décidaient que les personnes au-delà de 75 ans ne peuvent plus accéder à certains soins lourds dans les hôpitaux ?
Nous trouverions cela scandaleux et contraire aux grands principes républicains.
Or, quels sont nos choix actuels ? Ne sont ils pas précisément les mêmes mais décidés à l’encontre des jeunes qui se révoltent ?
La réforme menée dans l’éducation, qu’il s‘agisse de la maternelle déconstruite alors que notre système est un des meilleurs du monde et que le futur Président des Etats-Unis semble s’en inspirer, de la suppression des RASED, personnel spécialement formé pour aider les élèves en difficulté dans le primaire, du nouveau lycée, de la réforme de la formation qui est ressentie comme un acte de mépris par les professeurs, semble avoir comme objectif la seule réduction des dépenses. L’occupation actuelle de nombreux établissements par les professeurs et les parents d‘élèves montre une grande inquiétude. Ce n’est pas la nécessité de réformer qui est en cause, mais l’objectif de la réforme qui est comptable et non destinée à préparer l’avenir.
Car, précisément, c’est le nœud du problème. Non seulement nos choix actuels défavorisent pour le présent les jeunes et leur apparaissent à juste titre, inéquitables et injustes, mais encore ils sont directement contraires à leurs intérêts en tant que génération montante. En quelque sorte, ils perdent aujourd’hui et demain. Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils se révoltent. Les révolutions ont toujours été portées par la jeunesse parce qu’elle aspire à plus de justice et à un monde meilleur, alors que les plus âgés sont plus conservateurs et plus enclins à subir le monde comme il est.
A cet égard, il y a une permanence avec deux faits nouveaux :
· Depuis 30 ans, la machine inégalitaire s’est mise en route, c’est-à-dire que l’évolution ultra-libérale a accru les inégalités à l’intérieur des pays alors que le progrès social impliquait, évidemment, le choix inverse. Aujourd’hui, la pyramide des revenus aux Etats-Unis est au niveau de ce qu’elle était vers 1920, alors que la réduction des inégalités avait baissé entre 1933 et 1980. Si la situation est moins caricaturale en France, elle est, à moindre mesure analogue comme dans tous les pays industrialisés.
La croissance des revenus des actionnaires au détriment de celui des salariés frappe évidemment davantage encore les jeunes dans leur immense majorité, puisqu’ils n’ont pas eu le temps de se constituer le moindre capital permettant d’en faire des actionnaires. De plus, si la corruption, la fraude, les trafics d’influence et les mafias ne datent pas du XXIème siècle, force est de constater que ces pratiques ont atteint un niveau industriel et non plus artisanal. Or, si des bandes composées de jeunes individus se sont parfaitement intégrées dans ce tissu délinquant, l’immense majorité de la jeunesse rejette une telle organisation de la société.
· Le deuxième fait nouveau est infiniment plus profond et plus grave encore. Pour la première fois, une génération, semble accepter que le sort de ses enfants soit moins bon que le sien et de surcroît, ne procède pas aux choix nécessaires pour qu’il en aille autrement. Notre court-termisme est une agression permanente contre les jeunes. Or, la crise actuelle, sous tous ses effets, en est le produit.
Si nous voulons éviter la guerre des générations, il est impératif de discuter de notre avenir commun. Il est plus que temps que des Etats généraux du futur se mettent en place pour permettre aux jeunes de définir, à pied d’égalité, le monde qu’ils désirent.
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14.12.2008
INTERVENTION DE CORINNE LEPAGE
Nous tenons également à adresser un immense merci à Jean-Pierre JOUYET qui a su, grâce à ses compétences, sa discrétion oeuvrer pour la France au niveau européen, sans gesticulation ni arrogance. C'est vraiment un grand Monsieur. Nous espérons qu'il connaîtra autant de réussite dans ses nouvelles fonctions.
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10.12.2008
On ne nous dit vraiment pas tout !
Ils en inventent tous les jours : A lire : cette nouvelle procédure qui inquiète les automobilistes (lefigaro.fr) :
11:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.12.2008
Droits de l'homme
Droits de l’Homme, triste anniversaire, article de Corinne Lepage :
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