| Les abords du stade des Alpes, hier midi, ne portaient pas les tons bleu et blanc, que l'on voit habituellement les soirs de match. Non, hier midi, les pancartes, les parapluies, les cravates, les foulards étaient tous "orange MoDem". Une couleur de mise pour l'organisation d'une convention du parti démocrate à Grenoble portant sur le thème du "Développement durable et l'Europe", tout comme pour la venue du président François Bayrou et de la tête de liste aux Européennes dans le Grand sud-est, Jean-Luc Bennahmias. Après avoir échangé avec des militants écologistes - qui ont souhaité que « ses paroles sur l'environnement soient tenues » et ont voulu dénoncer le soutien du MoDem grenoblois au projet de rocade Nord -, M. Bayrou s'est prêté aux jeux des questions avec la presse. D'abord il a tenu à expliquer pourquoi qu'il avait choisi l'Isère pour installer sa convention sur le développement durable : « Dans l'image que j'ai de Grenoble, il y a cette couleur d'une ville durable, qui a toujours pris soin de son environnement », a-t-il lancé en citant notamment Hubert Dubedout. Sur l'Europe et les échéances électorales de juin prochain, il a salué l'engagement pour l'écologie de ses têtes de liste, Corinne Lepage dans le Nord-ouest et Jean-Luc Bennahmias dans le Sud-est. Sans manquer de l'opposer «au bla-bla actuel de certains élus » issus d'autres partis. « Nos candidats ont, eux, des engagements qui ne datent pas d'hier, mais qu'ils tiennent dans leur vie depuis au moins vingt ans ». Contre "le projet inégalitaire" de Sarkozy Puis il a tenu à défendre le modèle français, « un modèle unique » et « sûrement le meilleur face à la globalisation ». Un modèle qui, selon lui, s'oppose rigoureusement à celui « qu'on est en train de nous imposer, et qui est inégalitaire et fait d'ententes souterraines ». Après ces déclarations, le débat s'est tout naturellement déplacé sur l'ouvrage que François Bayrou publie aujourd'hui, "Abus de pouvoir" aux éditions Plon. Un ouvrage dont il a décrit ainsi la teneur : « Non ce n'est pas un pamphlet contre Sarkozy, mais plutôt une remise en cause profonde d'un projet qui est le même que celui de Bush et de Berlusconi». Et surtout un projet « libéral », « le projet de la mondialisation» que le MoDem entend dénoncer en citant « le malaise ressenti actuellement par des millions de Français » et en « défendant les valeurs françaises, dont nous devons être fiers ». Quant à la prochaine présidentielle, le président du MoDem a redit ce qu'il dit depuis quelques jours déjà, en évoquant d'abord les Européennes : « À chaque jour sa peine ». |
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