17.04.2009
Le désarroi des agriculteurs
Dans un reportage, le site La France Agricole.fr est revenu sur l’intervention du président du Mouvement démocrate, François Bayrou, qui a souligné le sentiment d’abandon des agriculteurs, lors d’une convention organisée mercredi sur l’agriculture et la pêche à Bouin (Vendée), dans la perspective des élections européennes.
Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a souligné, mercredi, le «sentiment d’abandon» des agriculteurs, lors d’une convention organisée sur l’agriculture et la pêche à Bouin (Vendée), dans la perspective des élections européennes.
En clôturant la convention, François Bayrou a estimé que «la clef de la décision européenne est au Parlement»: «Au MoDem, nous avons une exigence de transparence dans les décisions prises vis-à-vis des citoyens», a-t-il déclaré.
Le député des Pyrénées-Atlantiques a souligné «le sentiment d’abandon qui règne dans le milieu agricole». Un «désarroi» qu’il impute au manque «d’horizon», «de modèle agricole d’avenir offert aux agriculteurs». Il estime que ce malaise est également dû «au sentiment douloureux de la mise en accusation» vis-à-vis de la nature et à la «solitude».
«Ce sentiment de désarroi est le résultat des politiques menées depuis le début des années 1990, a-t-il souligné. Nos élus siégeront au Parlement européen avec la certitude que l’enjeu agricole est mondial. Ils défendront une politique agricole pas seulement de productions, mais aussi des producteurs.»
Le président du MoDem milite pour l’organisation des marchés et des prix rémunérateurs. «La question des surplus ne se pose plus grâce aux débouchés énergétiques», a-t-il affirmé. Il s’est prononcé en faveur d’une régulation des marchés à terme par une autorité internationale. Il souhaite que l’agriculture biologique soit encouragée afin de la sortir de la «marginalité».
Enfin, il a condamné les amendes infligées à la France par l’Union européenne pour des ententes lors de la crise de la vache folle: «La législation européenne doit changer pour permettre aux agriculteurs de rééquilibrer les rapports de force, sans que cette organisation soit considérée comme une atteinte au droit de la concurrence.»
Selon le deuxième sondage Ifop-Paris-Match diffusé en février dernier, l’UMP serait crédité de 26% d’intentions de vote aux élections européennes. Le parti de gouvernement est suivi par le PS (23%) et le MoDem (14,5%). Les Verts affichent 7% d’intentions favorables.
A l’extrême-gauche, le NPA (nouveau parti anticapitaliste) est crédité de 9% d’intentions de vote, les listes PCF/lutte ouvrière de 4% et lutte ouvrière de 3%.
A droite, la liste Libertas de Philippe de Villiers recueille 5% des intentions de vote, le FN 6%, Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan 2% et les listes de Carl Lang et Jean-Claude Martinez, dissidents du FN, 0,5%.
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16.04.2009
EUROPEENNES - REGION OUEST
La 3ème convention européenne du MODEM à Bouin sur le thème de l'Agriculture et de la Pêche, a été relayée sur France 3 Pays de la Loire dans son JT du 19/20 (de la 2mn 45s à la 8mn 30s)
14:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2009
EUROPEENNES : REGION SUD-EST
François Bayrou dans l'Ain pour soutenir la liste MoDem de la région Sud-Est - Le Progrès de Lyon
La campagne des européennes bat son plein. Hier après-midi, le Mouvement Démocrate a sorti le grand jeu dans l'Ain, avec la visite de son président François Bayrou. «C'est un plaisir de me retrouver dans l'Ain, surtout que nous sommes la seule liste à avoir une citoyenne du département en position éligible (Fabienne Faure)». Accompagné de Jean-Luc Bennhamias, Fabienne Faure et Gilles Artigues, les têtes de liste pour la région sud-est, Bayrou a d'abord rencontré les patrons de la PME le Moulin de Marion à Saint-Jean-sur-Veyle (photo), qu'il a tenu à féliciter pour leur maintien face à la crise. Puis c'est à Bourg-en-Bresse qu'il a pris la parole sur ces élections européennes. «Nous avons l'ambition de montrer aux Français, qu'un autre chemin est possible». Pour Jean-Luc Bennhamias, «la dernière mandature européenne a été en dessous de tout, il faut avoir une vision au-delà des états nations». Échanges équitables, condamnation des entreprises qui «ferment pour profiter», harmonisation fiscale, avant-garde composée des pays de la zone euro… sont les nombreux thèmes de cette campagne. Le MoDem souhaite aussi un autre candidat pour le poste de président de la Commission européenne. «La droite et la gauche se sont mises d'accord sur Barroso, nous allons tout faire pour qu'un autre apparaisse».
Interview de Jean-Luc Bennhamias dans La Voix est Libre sur France 3 Méditerranée :
AFP - EUROPEENNES : Réaction de François BAYROU
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14.04.2009
EUROPEENNES : REGION OUEST
Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes du 7 juin 2009, Sylvie Goulard, tête de liste du Mouvement Démocrate pour la région Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charentes) était l'invitée de l'émission "La voix est libre" sur FR3 Ouest, samedi 11 avril 2009
Sylvie GOULARD, FR3-Ouest "La Voix est Libre", 11-04-09, 1/2
envoyé par MoDem17
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13.04.2009
CORINNE LEPAGE - Tribune France Culture
Corinne Lepage: la crise de légitimité de nos règles de droit -
Tribune France-Culture du lundi 13 avril 2009
Une facette supplémentaire vient s’ajouter à celles, déjà nombreuses, de la crise systémique dans laquelle nous sommes entrés : la crise de légitimité de nos règles de droit. Pour paraphraser le Grand Pascal, voilà bien longtemps que nous avons admis que ne pouvant faire que le juste soit fort, nous avons fait en sorte que le fort soit juste. Et bien précisément, tel n’est plus le cas. La crise fait apparaître de façon crue et brutale le résultat auquel aboutit notre système juridique, d’où une menace de remise en cause qui pourrait être à l’origine de mouvements encore beaucoup plus violents que ceux que nous connaissons déjà.
En effet, lorsque la réglementation a pris la place des principes qui étaient censés la fonder et qu’elle est instrumentalisée par ceux qui ont le pouvoir de le faire, alors il ne reste plus à ceux qui en sont les victimes que de recourir à la violence que le droit a précisément pour objet d’éviter. Nous avons oublié que la loi avait précisément pour objet de protéger les faibles afin d’éviter l’oppression des forts mais aussi la violence de ceux qui n’ont plus rien à espérer.
Or, le moins que l’on puisse dire est que nos lois actuelles sont soit inexistantes (lorsqu’il s'agit de permettre des bonus et stocks options dans des entreprises qui licencient) soit inappliquées (lorsque les plans sociaux sont imposés sans aucune négociation laquelle, dans certaines entreprises, n’a malheureusement été rendue possible qu’après des actes de séquestration), soit inappropriées lorsqu’elles ont encouragé, pendant des années des achats de nos entreprises par des fonds de pension, motivés par la seule rentabilité à court terme et non par la pérennité de l’entreprise.
Nous sommes donc confrontés à une question majeure : celle de la légitimité du système juridique qui n’a pas intégré le changement de nature que constituait le passage d’un capitalisme entrepreneurial à un capitalisme financier, en ce qui concerne le rapport entre des actionnaires lointains et irresponsables et leurs employés. Cette légitimité est d’autant plus en crise que la récession actuelle est instrumentalisée, sans aucun scrupule, par tous ceux qui souhaitent procéder à des opérations de restructuration jugées rentables sur le plan financier, mais en rien justifiée par une situation périlleuse de l’entreprise. Autrement dit, le droit est utilisé pour accroître globalement les effets de la crise, en renforçant les revenus des uns et en plongeant les autres dans le chômage. Cette situation, qui n’existe pas dans les PME et les entreprises détenues par un capitalisme familial, n’est pas supportable et pourrait mettre la totalité de l’édifice en péril.
Le Président de la République en a appelé au respect de l’Etat de droit et il ne peut qu’être approuvé. Mais si l’Etat de droit comporte l’interdiction de recourir à la violence et la répression de ceux qui y recourent, il comporte également des principes fondamentaux comme ceux de l’égalité et la reconnaissance d’une série de droits-créances par le préambule de la Constitution : droit au travail, droit à la santé, droit au logement etc..
Rappelons pour mémoire le discours de Nicolas Sarkozy durant la campagne aux marins pêcheurs qui différenciait la violence des "voyous" et celle qu’exprimait la détresse des pêcheurs, confrontés à la crise de la pêche. Or, force est de constater que certains droits et surtout certains titulaires de droits sont mieux servis que d’autres par cet état de droit. Ainsi, et pour prendre un exemple concret, celui de la liberté, comment comprendre que la liberté d’entreprise soit défendue -ce qui est légal et légitime- mais que les autres libertés ne cessent d’être malmenées, dans une sorte d’indifférence qu’Alain Gérard Slama décrit parfaitement dans un essai récent. Comment admettre que le flicage se généralise, sur internet comme dans la vie ? Comment admettre les régressions maintes fois rappelées dans le fonctionnement des contre-pouvoirs, justice ou médias, qui sont pourtant les garants du fonctionnement démocratique de la société et donc de l’exercice réel des libertés. Et que dire des cas dans lesquels le droit est ouvertement bafoué sans que la justice puisse agir : affaire Tapie et peut être Pérol, par exemple.
C’est donc bien de la légitimité de notre état de droit qu’il est question et il est bien entendu impératif de le sauvegarder. Mais pour y parvenir, nous ne ferons évidemment pas l’économie d’un retour aux principes qui sont à la base de notre pacte social et républicain, avec le principe d ‘équité dans la répartition des efforts, quelque soient les types d’efforts demandés. En particulier, il faudra aller bien au-delà des vagues engagements du G20 sur les droits des actionnaires selon la pérennité de leur implication dans l’entreprise et rééquilibrer les rapports de force entre syndicats et direction réelle des entreprises.
Si nous n’y parvenions pas, alors le risque de voir la spirale de la violence s’enclencher est élevé, et celui d’assister à une montée en puissance du couple infernal et liberticide provocation/répression, considérable. Le danger est alors tout simplement celui d’une crise systémique de notre état de droit, que certains, aux deux bouts de l’échiquier politique souhaitent, pour des raisons symétriques et opposées, mais qui serait catastrophique.
Le danger aujourd’hui n’est-il pas partagé entre ceux qui veulent l’ignorer et ceux qui veulent en profiter ?
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