08.05.2009

EUROPEENNES : CORINNE LEPAGE A DREUX

Corinne Lepage à Dreux : “une Europe économique solide pour un plan de relance important”

Corinne Lepage était en déplacement à Évreux aux côtés de Danielle Jeanne (maire d’Aulnay-sur-Iton) lundi 4 mai. Après être allée à la rencontre de la population, elle a participé à une conférence sur le thème “Santé et environnement : nouvelles maladies, impact des OGM, des produits chimiques, de la pollution de l’aire et de l’eau sur notre santé ?”.

Elle déclare :”J’ai fait beaucoup de campagnes, je ne crois plus à la simple réunion politique qui ne réunit que des sympathisants. C’est pourquoi je fais une campagne de terrain, thématique, qui permet d’écouter les gens et de connaître leurs problèmes. Je vais aller deux ou trois fois dans chaque département.”

“Le Mouvement Démocrate a un propos global sur l’économie, le social, l’international et même les libertés publiques. Il faut une Europe économique solide permettant de faire un plan de relance important, à la hauteur de celui des États-Unis et de la Chine, et de miser sur l’économie verte créatrice d’emploi. Nous avons besoin également d’une Europe sociale qui traiterait du droit du travail, du rôle des syndicats, de la sécurité sociale… L’Union européenne s’est perdue dans des méandres, comme la question du camembert au lait cru, il est temps de la laisser s’occuper des sujets sensibles.”

EUROPEENNES : VENT d'OUEST

Vent d’Ouest

Le débat européen sent le renfermé. Crise globale ou pas, les discussions restent confinées. Même à l’approche de l’élection des députés européens, l’Europe est éludée. Si quelques journaux ont commencé à en parler, la plupart des médias ont attendu que le Président de la République s’exprime en Majesté pour aborder le sujet… A un mois des élections, il était temps !

Les commentateurs, la classe politique s’étonnent d’une abstention que leur indifférence entretient. Autour de certaines listes ce ne sont que petits arrangements entre amis. Le PS a dosé ses courants à la pipette, sans souci des talents. L’UMP réfléchit encore : recyclage et copinage. A force de ne jamais donner le cap, ni d’y mettre leurs tripes, certains responsables ont convaincu le peuple que l’Europe était le cadet de leurs soucis. Et le peuple le leur rendra bien, qui compte aller à la pêche le 7 juin.

Sur le fond, la confusion règne. En ce moment, « tout le monde il est beau, tout le monde il est pro-européen ». Les conversions récentes vaudraient plus que des convictions anciennes. Le Président Sarkozy promet une harmonisation fiscale qu’il a écartée noir sur blanc, en décembre, lorsqu’il présidait le Conseil européen . Peu importe. Qui va vérifier les conclusions du Conseil ? Les Pères fondateurs sont invoqués par les familles politiques qui, longtemps, les ont honnis. Hommage du vice à la vertu. Mais le faux Monnet chasse le bon… et le citoyen, oublieux des leçons d’après-guerre, s’y perd franchement.

Les gouvernements tiennent surtout à continuer à tirer les ficelles dans l’ombre. Un Parlement plus fort, plus légitime, dérangerait leur confort. Ce qu’ils veulent, c’est reconduire en catimini un Jose Manuel Barroso qui, quatre années durant, a dérégulé à tour de bras et, depuis six mois, fait le contraire. Assurément il a l’échine souple, mais quel serait son programme ? La majorité des gouvernements de droite (France comprise) et plusieurs gouvernements de gauche (en Angleterre, en Espagne, au Portugal) le soutiennent sans connaître la réponse. Le PSE a beau mettre en avant son « manifesto » paneuropéen, il n’a pas de candidat alternatif. Quant aux souverainistes, en bons chasseurs, ils lancent des leurres : en pleine crise mondiale, la réfection de la salle de sports du Parlement leur tient lieu de combat.

Pour faire souffler un peu d’air frais, vent d’Ouest ! Pendant un mois, jusqu’au vote du 7 juin, je diffuserai sur mon site et par e-mail des chroniques quotidiennes de la campagne que je mène dans la circonscription Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charentes). 30 jours pour parler d’Europe sur un autre ton, sous un autre angle. Inaccessible l’Europe ? Rébarbative ? Non, compliquée à dessein par ceux que son avènement dérange. Autant de chroniques de terrain, d’histoires d’une Europe vivante, d’une équipe de dix-huit co-listiers du Modem unis et déterminés pour parler d’Europe aux Français et écouter leurs points de vue. Les fraises Tagada et le marché unique. Le social vu dans les usines de découpe de poissons ou dans un chantier d’insertion. Un mot des héros ordinaires qui surveillent le rail d’Ouessant. Ou encore, comment le Cognac apprend la patience. La première de ces chroniques est en pièce jointe.

A bientôt, chaque jour, pour ceux qui voudront bien me suivre.

Sylvie Goulard

07.05.2009

Explication de texte ...

Suite à la parution de son livre "Abus de Pouvoir", François BAYROU a accordé un grand entretien à Eric BRANCA (Valeurs Actuelles), à lire : ici

A lire également l'interview publiée dans Paris-Match : cliquer ici

EUROPEENNES : REGION OUEST

Et oui, le MoDem n'a pas attendu l'UMP pour démarrer la campagne ! Rappelons également que des conventions thématiques sur l'Europe se tiennent régulièrement, la 1ère datant du 6 février 2009 !!

EUROPE : LES ENGAGEMENTS DU MODEM

Comme annoncé lors de la convention thématique à Paris le 29 mars, le Mouvement Démocrate a tenu compte des nombreux commentaires des internautes sur les 12 engagements européens. Voici la nouvelle version… avec 14 engagements.

1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.

La construction de l’Europe est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais souvent les peuples ont douté. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?
Nous proposons que l’Union européenne s’oblige à agir de concert chaque fois que se présente une crise universelle. Les grandes politiques de lutte contre ces crises doivent être définies et appliquées ensemble et pas séparément., Les plans nationaux sont insuffisants. Par exemple, pour l’automobile, c’est l’ensemble des constructeurs européens qui doit être incité à passer à la voiture propre, ou à une défense active des sous-traitants. Si la crise s’aggrave, la zone euro.doit prendre l’initiative d’un grand emprunt européen de 3 % du PIB, destiné, en particulier, à de grands équipements et à aider les PME à préparer l’avenir.

2 - L’Europe, c’est d’abord un projet de société, des valeurs humanistes.

Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit passer en premier.
Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit reconnue comme le fondement des politiques de l’Union.

3- Les générations à venir doivent être défendues.

Notre patrimoine écologique, les sols, l’eau, le climat, les espèces vivantes, les paysages, les modes de vie, les savoir-faire, n’appartiennent pas seulement à notre génération, mais aux générations à venir.
Nous proposons que tous les choix politiques européens prennent en compte cette solidarité entre générations. C’est l’intégration du « soutenable » ou du « durable » dans les décisions européennes.

4- Pour défendre les entreprises européennes et l’emploi en Europe, la compétition entre l’Europe et le monde doit être rendue équitable.

Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement et accepter la concurrence sauvage de pays développés qui ne respectent pas ces normes alors qu’ils en auraient les moyens.
Nous demandons l’équité : pour les pays développés, les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons. Pour les pays les plus pauvres, nous devons les aider à appliquer progressivement ces mêmes règles.

5 - L’Europe, affaire de citoyens.

Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul ne soit informé. Des choix très importants sont ainsi faits, qui nous concernent tous. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : être informés et participer, c’est notre droit de citoyens.
Nous proposons qu’aucune décision importante ne soit prise par le Conseil européen, composé des chefs d’Etat et de gouvernement, sans un débat public préalable. Toute préparation de décision de l’Union doit être annoncée, sauf urgence, trois mois avant d’être prise, par voie de presse, de manière que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens. Nous demandons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées ou diffusées sur internet. Nous nous engageons, si nous sommes élus, à être assidus au Parlement européen et à rendre compte, sur le terrain, de ce qui s’y passe.

6 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.

L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.
Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autre pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.

7 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des États européens entre eux, notamment en matière fiscale.

Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche qui conduit à une impasse.
Nous refusons les politiques de dumping fiscal qui visent à délocaliser les entreprises des uns pour les installer chez les autres. Nous exigeons une démarche d’harmonisation fiscale.

8 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe.

Une société avancée, à haut niveau de protection sociale, ne peut se défendre dans la mondialisation que par un haut niveau de connaissance, de maîtrise des sciences et des technologies nouvelles.
Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les États membres de l’Union, une aide pratique au dépôt de brevets.

9 - Pour que l’Europe agisse, par exemple dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.

Un budget limité à 1 % de la production annuelle, c’est infiniment trop bas.
Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le Parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’union, impôt uniforme sur les entreprises, ou prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.

10 - L’Europe, zone de sécurité.

En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue ou d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.
Nous proposons un procureur de l’union, avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus, en Europe, les contrats signés avec des paradis fiscaux.

11 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais.

En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.
Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine. Dans le même esprit, nous poursuivrons le travail accompli par nos élus au Parlement européen, en faveur d’une politique de la pêche qui maintienne une activité économique durable sur le littoral, tout en préservant la ressource.

12 – L’Europe, communauté de la culture et des cultures.

La création culturelle, la transmission des œuvres, la défense du pluralisme culturel, notamment face au poids toujours plus lourd des industries culturelles américaines, sont le devoir de l’union.
Le soutien à la création européenne doit être actif et efficace. Nous défendrons l’idée que l’union évalue chaque année la richesse de la création culturelle, en matière musicale, plastique, théâtrale, cinématographique, littéraire, sur son sol.

13 - Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.

Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’anglais, doit être effectivement défendue. Les cultures régionales sont un bien aussi précieux, comme le démontre la charte de protection des langues et des cultures minoritaires. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.
Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.

14 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous développement et la pauvreté.

Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra permettre les régulations nécessaires. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption de cette partie du monde si souvent abandonnée. Il faut protéger les marchés de ces pays, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières.