30.04.2009

FRANCOIS BAYROU SUR FRANCE INFO

A l'occasion de la sortie de son livre "abus de pouvoir", François BAYROU était interviewé sur France Info par Olivier de Lagarde :

envoyé par FranceInfo

EUROPE : mise au point

François Bayrou pour une Europe “qui ne se résigne pas à la loi du plus fort”

François Bayrou, a déclaré mercredi 29 avril à Grenoble : “ce modèle pour moi c’est ce que j’appelle le modèle humaniste, c’est-à-dire une Europe qui porte un projet de société, qui ne se résigne pas à la loi du plus fort, à la

François Bayrou dans une Convention

loi du plus riche, à la loi du plus puissant”. Il était en déplacement en Isère pour participer à une convention thématique dans le cadre de la campagne pour les élections européennes. Il espère une “forte participation” au suffrage du 7 juin et appelle les citoyens à “donner leur sentiment sur la manière dont on les gouverne”.

Il estime que “la France est du côté d’une certaine résistance aux pouvoirs des puissants, aux pouvoirs des plus riches, aux pouvoirs des plus dominateurs et l’Europe doit l’être aussi. Je suis un défenseur du modèle humaniste français et européen.”

Sur les accusations de Martine Aubry déclarant que le Mouvement Démocrate soutenait le programme des libéraux au niveau européen, François Bayrou a expliqué : “il est temps qu’elle quitte la désinformation pour l’objectivité. Elle attaque les libéraux, elle a le droit de le faire, moi je n’appartiens pas aux libéraux. J’appartiens au Parti Démocrate Européen que nous avons fondé et dont je suis président avec le président du Parti Démocrate italien qui est le grand parti de centre gauche en Italie.”

EUROPEENNES : REGION SUD-EST

Le président du MoDem a fait une halte en Isère avant les prochaines européennes : Bayrou défend le "modèle français" au Stade des Alpes (article de la rédaction du Dauphiné Libéré)

Les abords du stade des Alpes, hier midi, ne portaient pas les tons bleu et blanc, que l'on voit habituellement les soirs de match. Non, hier midi, les pancartes, les parapluies, les cravates, les foulards étaient tous "orange MoDem". Une couleur de mise pour l'organisation d'une convention du parti démocrate à Grenoble portant sur le thème du "Développement durable et l'Europe", tout comme pour la venue du président François Bayrou et de la tête de liste aux Européennes dans le Grand sud-est, Jean-Luc Bennahmias.

Après avoir échangé avec des militants écologistes - qui ont souhaité que « ses paroles sur l'environnement soient tenues » et ont voulu dénoncer le soutien du MoDem grenoblois au projet de rocade Nord -, M. Bayrou s'est prêté aux jeux des questions avec la presse.

D'abord il a tenu à expliquer pourquoi qu'il avait choisi l'Isère pour installer sa convention sur le développement durable : « Dans l'image que j'ai de Grenoble, il y a cette couleur d'une ville durable, qui a toujours pris soin de son environnement », a-t-il lancé en citant notamment Hubert Dubedout.

Sur l'Europe et les échéances électorales de juin prochain, il a salué l'engagement pour l'écologie de ses têtes de liste, Corinne Lepage dans le Nord-ouest et Jean-Luc Bennahmias dans le Sud-est. Sans manquer de l'opposer «au bla-bla actuel de certains élus » issus d'autres partis. « Nos candidats ont, eux, des engagements qui ne datent pas d'hier, mais qu'ils tiennent dans leur vie depuis au moins vingt ans ».

Contre "le projet inégalitaire" de Sarkozy

Puis il a tenu à défendre le modèle français, « un modèle unique » et « sûrement le meilleur face à la globalisation ». Un modèle qui, selon lui, s'oppose rigoureusement à celui « qu'on est en train de nous imposer, et qui est inégalitaire et fait d'ententes souterraines ». Après ces déclarations, le débat s'est tout naturellement déplacé sur l'ouvrage que François Bayrou publie aujourd'hui, "Abus de pouvoir" aux éditions Plon. Un ouvrage dont il a décrit ainsi la teneur : « Non ce n'est pas un pamphlet contre Sarkozy, mais plutôt une remise en cause profonde d'un projet qui est le même que celui de Bush et de Berlusconi». Et surtout un projet « libéral », « le projet de la mondialisation» que le MoDem entend dénoncer en citant « le malaise ressenti actuellement par des millions de Français » et en « défendant les valeurs françaises, dont nous devons être fiers ».

Quant à la prochaine présidentielle, le président du MoDem a redit ce qu'il dit depuis quelques jours déjà, en évoquant d'abord les Européennes : « À chaque jour sa peine ».

29.04.2009

Combien de fois faudra-t-il leur dire ?

La ritournelle consistant à demander au MoDem de choisir "un camp" est exaspérante. Comme l'écrit l'Héritique sur son blog : "on n'est ni à gauche, ni à droite" !  

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Nous sommes des Dé-mo-cra-tes.

CORINNE LEPAGE - Gouvernance écologique

Corinne Lepage a présenté, le 28 avril, à Bruxelles son rapport sur la gouvernance écologique au Réseau Européen des Régions sans OGM.

Jean-louis Borloo lui avait confié une mission sur ce thème en novembre dernier, dans la perspective de la présidence française de l’Union européenne.

Le rapport de Mme Lepage formule 50 propositions de réformes possibles en Europe pour avoir une expertise sur les OGM et les nanotechnologies.

Parmi les dix mesures phares du rapport, l’ancienne ministre de l’environnement préconise d’assurer la transparence sur la procédure de sélection des experts dans une liste harmonisée par spécialités, inspirée par ce qui est réalisé en justice.

Mme Lepage recommande également de composer une commission d’expertise multidisciplinaire et pluraliste. Celle-ci serait composée d’un président et de deux vice-présidents, et également d’au moins onze membres de toutes les spécialités concernés par le projet.

Elle propose notamment d’appliquer les principes de l’expertise pluraliste, pluridisciplinaire et contradictoire mais aussi d’étendre le champ de l’expertise aux avantages et à l’impact socio-économique des produits soumis et d’étendre les panels d’experts en direction des sciences sociales.

Mme Lepage recommande également la création d’une Agence Européenne de l’Expertise qui aurait pour fonction d’organiser une méthodologie commune dans la désignation des Experts, dans la procédure d’évaluation et dans le contrôle des évaluations des très nombreux organismes d’évaluation des risques de l’Union Européenne.

L’ancienne ministre recommande par ailleurs de revoir les règles d’évaluation des risques appliquées. L’EFSA (l’autorité européenne de sécurité des aliments) doit se prononcer explicitement sur les incertitudes, répondre clairement aux questions posées par les Agences nationales et organise avec elles un dialogue ouvert et public, indique Mme Lepage.

Elle propose également de mettre en place des tests rigoureux concernant l’impact sanitaire des OGM notamment : la toxicité, sur le modèle, par exemple, des systèmes mis en place pour la toxicité des pesticides, énumère-t-elle. Elle recommande enfin d’assurer dans le cadre de l’évaluation du risque une surveillance après la mise sur le marché, et d’instaurer un étiquetage clair et obligatoire des éléments nanométriques qui entrent dans les process et les produits.

Télécharger le rapport sur la gouvernance écologique